dimanche 9 août 2026

Saint Aubin du Cormier

En cette fin du XVᵉ siècle, la Bretagne résistait à l'étreinte du royaume de France, et continuait de jouir d’une large autonomie que le duc François II cherchait à préserver. Or, cette volonté se heurtait à la politique centralisatrice des rois de France, Louis XI d’abord, puis Charles VIII, mineur à son avènement en 1483, dont la régente, Anne de Beaujeu, poursuivait avec fermeté l’affirmation de l’autorité royale aux dépends des grands seigneurs féodaux.

Dans ce contexte tendu, des nobles français menés par Louis II d’Orléans se soulevèrent contre le pouvoir royal. François II s’engagea, naturellement, aux côtés des rebelles. Ce soutien, couplé à ses alliances avec l’Angleterre et l’Espagne, fut perçu par Paris comme une provocation intolérable, d'autant que la couronne de France craignait que le duc, sans héritier mâle, n'offrit la main de sa fille et héritière Anne à un prince étranger.


L'armée royale avança en territoire breton, s’emparant méthodiquement des forteresses de l’Est et mit le siège à la ville de Fougères. L'armée bretonne se mit en marche. La rencontre eut lieu sur les landes de Saint Aubin du Cormier.


Nous jouons sur la règle De Bellis Antiquitatis (dans sa version 2). Les deux armées sont articulées en trois corps distincts :

- armée ducale : 25 plaquettes.
. avant garde, sous le commandement du maréchal Jean IV de Rieux, commandant en chef
    2x 3KN - 2x 4BW - 2x 4BD - 1x 2PS
. corps de bataille, commandant Alain d'Albret
    3x 3KN - 1x 4BW- 4x 4BD
    2x 2PS (espagnols) - 
1x 4Cb (espagnols) - 1x 4PK (allemands) 
. arrière garde, commandant François de Laval, seigneur de Chateaubriand
    2x 3KN - 2x 4BD - 2x Artillerie

- armée royale  : 31 plaquettes.
. avant garde, commandant Adrien de l'Hospital
    2x 3KN - 1x 4BW - 2x 4BD - 2x 2PS - 4x 4PK (suisses)
. corps de bataille, sous le commandement de Louis II de la Trémoille, commandant en chef
    3x 3KN - 1x 3CV - 2x 2LH - 1x 4BW - 2x 4BD - 2x 2PS
. arrière garde, commandant Jean de Baudricourt, gouverneur de Bourgogne
    2x 3KN - 1x 4Cb - 2x 4BD - 1x 2PS - 3x Artillerie

Chaque armée dispose d'un seul dé d'activation, et chaque corps dispose d'un point d'activation supplémentaire. La perte d'un commandant n'apporte aucun bénéfice ou préjudice supplémentaire.
L'armée ducale démoralise à 9 perte, l'armée royale à 10 pertes.




Le déploiement des corps respecte les textes. Pour la suite, c'est à nous de jouer...




Les deux armées avancent l'une vers l'autre, menaçantes et déterminées. Dans le camp breton, on reconnait les couleurs du duc d'Orléans, dont les lys rappellent qu'il est le cousin le roi Charles VIII qu'il combat ce jour-là.



Comme dans les récits historiques, c'est l'artillerie qui sonne le début du combat. Les effets sont minimes.



Rieux mène la charge tambour battant. Il est fixé par un détachement d'archers soutenus par une unité d'infanterie légère. S'il parvient à enfoncer cette dernière, son sacrifice permet aux piquiers suisses  de se positionner favorablement.




D'ailleurs, l'impétuosité des Bretons manque de leur coûter cher. C'est un vrai miracle pour Rieux de se sortir du piège dans lequel il était tombé.




Comme un parfum de guerre de 100 ans, les archers anglais, de sinistre mémoire, s'acharnent sur la noble cavalerie française.



Les premières pertes sont encaissées dans les deux camps. Rieux est finalement mis hors de combat.




Les Bretons désignent le vicomte Jean II de Rohan comme prochain objectif. Il est vrai qu'il a trahit son duc, et que son fils combat sous la croix noire !



Sur l'aile gauche française, rien ne se passe. Les unités d'artilleries qui se font face ont définitivement gelé la situation.




Les combats s'accélèrent, les pertes s'accumulent des deux côtés...






...alors que tout reste absolument figé dans le secteur où sont déployées les unités d'artillerie.



Sur leur aile droite, les Bretons tentent de contourner l'armée du roi.



Le vicomte de Rohan est défait, et l'armée royale, malgré le nombre, continue d'accumuler des pertes.




Les Français sont débordés. Devant la résistance bretonne, ils doivent renoncer à continuer le combat.



Le sort en est jeté. Sur notre table, Jean IV a triomphé a Saint Aubin du Cormier. Pour assurer l'avenir du duché, il offre sa fille Anne de Bretagne en mariage à Louis II d’Orléans, dont l'action sur le champ de bataille fut déterminante.

Ironie de l'Histoire, également joueuse, il ne sait pas encore que Louis succèdera à son cousin sur le trône de France sous le nom de Louis XII...

1 commentaire:

  1. Belle (ré)écriture d’une bataille qui, me semble t’il, n’a jamais existé...

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