Le roi était-il possédé ? Comment expliquer qu'il ait massacré ses propres écuyers dans la forêt du Mans, croyant combattre des ennemis déguisés ? Comment, un an plus tard, a-t-il manqué de brûler vif déguisé en homme sauvage lors de ce bal que l'on appelle désormais le bal des ardents ? En 1398, les Sages de la Faculté de théologie de Paris rendent leur verdict : la folie du roi ne peut venir que d'un sortilège — un envoûtement par effigie de cire, de ceux qui frappent à distance.
Certes, il y a ce Pierre de Craon qui avait déjà commandité des sorcières pour envouter Charles VI. Hélas, le bougre s'était réfugié en Bretagne, hors de portée de la justice de Dieu et du roi de France. Mais le malfaisant devait encore avoir des complices...



