vendredi 11 février 2022

La Bête aux longues oreilles


Tout le monde le sait : les marins sont des gens superstitieux. Mais derrière la plupart des croyances se cachent souvent des interrogations sans réponses. 

Les nombreuses disparitions inexpliquées en mer ne peuvent pas être seulement le fruit d'une rencontre malheureuse avec un perfide navire anglais (ou d'une autre nation assimilée), même en temps de guerre. D'ailleurs, certaines épaves, retrouvée échouées sur la côte, présentent des traces rappelant des griffures ou des morsures que seul un animal gigantesque pouvaient commettre.


Il y a autre chose... mais quoi ?

Par un beau jour de printemps, deux frégates partirent de Brest. Leur objectif : essayer de comprendre l'origine de ces fortunes de mers.


La mer était calme, le vent portant. La routine commençait à s'installer, et c'est alors qu'elles le virent.


Surgissant d'on ne sait où, une bestiole gigantesque semblait courir au dessus de l'océan. Le monstre filait à une vitesse sidérante en direction des navires.

La créature tournait autour des frégates, semblant s'amuser avec ses proies.


Pour contrer cette menace extraordinaire, les navires ouvrent le feu.


Mais la Bête aux longues oreilles est véloce, et n'est même pas effleurée. Elle se rue sur l'une des frégates, à coups de pattes griffues et de dents pointues.


Son monstrueux forfait commis, la créature s'enfuit, sous les tirs maladroits de la frégate survivante.


Les marins n'osent pas évoquer cette terrible mésaventure. Depuis, le nom de la Bête aux longues oreilles est banni sur les navires, afin d'éviter d'attirer le mauvais œil.


Pour jouer cette terrible aventure, nous avons utilisé la règle Fighting Sail éditée par Osprey. Par contre, la créature dispose de ses propres capacités :

- elle n'est pas tributaire du vent, et dispose de 8 points de manœuvre à chaque tour (un point permet de se déplacer de 1", à comparer avec une frégate qui en dispose de 6 au maximum, en fonction de son allure, c'est-à-dire de sa position par rapport au vent).
-  elle ne combat qu'en allant au contact. La puissance de son attaque est simulée par celle qui aurait été provoquée par un tir à courte portée d'un navire ayant 8 points d'artillerie (une frégate en a 4). Bien sûr, son attaque ne provoque pas d'explosion.
- elle est véloce, donc ne peut être touchée qu'à courte portée, mais sur un résultat de 5 ou 6 au dé (comme pour un tir à longue portée).
- elle est faite de chair et de sang, et ne peut encaisser que trois points de dégâts (au lieu de 5 pour les navires). Au deuxième point de dégâts, la Bête ne dispose plus que de 5 points de manœuvre.

1 commentaire:

  1. La chair de ce monstre marin se cuisine paraît il. J'ai même connu un restaurateur de Brest spécialisé dans les produits de la mer qui mentionnait à son menu la bête immonde et féroce sous l'appelation de "polopolop"

    RépondreSupprimer