jeudi 30 juillet 2026

Braquage en haute mer

 


Le 4 novembre 1939, les États-Unis adoptent la clause « cash and carry ». Officiellement neutres, ils y voient un moyen de soutenir discrètement les Alliés tout en stimulant leur économie. Cette mesure autorise en effet les belligérants à leur acheter des armes, à condition de payer comptant et d’en assurer eux-mêmes le transport par leurs propres navires.

Un premier convoi quitte Toulon le 14 novembre 1939 avec 100 tonnes d’or, et revient en France avec du matériel de guerre.

Un deuxième convoi de 100 tonnes d’or part de Brest le 11 décembre. Les 1198 caisses sont chargées sur le cuirassé Dunkerque escorté par le croiseur Gloire et les contre-torpilleurs Mogador, Volta, Le Triomphant, Le Terrible et Valmy.

Mais le croiseur lourd Lützow (ex-Deutschland) et son escorte rodaient en Atlantique Nord...

Nous jouons ce scénario, hypothétique, avec des figurines au 1/3000 sur la règle Naval Thunder.


Les navires français viennent de quitter la Bretagne, direction Halifax au Canada : les États-Unis, jaloux de leur neutralité, leur refusant l'accès à leur ports. 


Le croiseur lourd Lützow est accompagné par quatre Zerstörer : le Bruno Heineman (Z8), le Wolfgang Zenker (Z9), le Bernd von Arnim (Z11) et le Erich Giese (Z12).


Les deux flottes ont établi un contact visuel. Les contre-torpilleurs se déploient pour protéger le Dunkerque.



Les Allemands réagissent aussitôt : intercepter ce convoi d'or est vital. Le Z11 se rapproche dangereusement de la Gloire et perturbe le dispositif français.




L'audace du Zerstörer est dans un premier temps payante ; la Gloire et le Dunkerque sont touchés.



Mais les Français répliquent aussitôt, et le Z11 ne pèse pas lourd face à l'artillerie lourde du Dunkerque.



L'artillerie des navires français dispose également d'un autre avantage, celui de la portée. Le Lützow, bien qu'éloigné, est touché.



Les Z9 et Z12 sont également engagés et ne peuvent pas répondre aux tirs, pour l'instant...



Le Z9, désormais isolé et endommagé, parvient toutefois à s'approcher de la Gloire et lui lancer une salve de torpilles. L'attaque est un échec.



Le Z12 parvient à se glisser à travers le dispositif ennemi, et met hors de combat le Mogador.



Les Zerstörer se recentrent sur l'objectif principal : le Dunkerque.



Les contre-torpilleurs français tentent de les intercepter.



Les Z12 et Z8 mènent une attaque sur le Dunkerque, qui encaisse des dégâts considérables.



La riposte est immédiate : le Z8 est coulé. Plus loin, face à la Gloire, le Z9 connait le même sort. 



L'ultime Zerstörer survivant, le Z12, décroche et parvient à s'enfuir. 


Le Dunkerque est sonné, et souffre de graves problèmes de gouvernail. Le navire sera pris en remorque pour rentrer au plus vite sur Brest avec son or.

Dans un combat fortement défavorable, et au prix de lourdes pertes, les navires allemands ont réussi à empêcher ce transfert. L'or de la Banque de France restera une préoccupation majeure durant la guerre.

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